« Habitat & Participation » organise sa dixième édition wallonne du Salon de l’Habitat groupé, le dimanche 01/12 au CREAGORA à Namur.
Elle sera centrée sur les liens entre activités collectives de production locale et habitat groupé. On y parlera notamment de l’économie sociale, fer de lance d’une autre façon d’appréhender la solidarité et le partage.
L’habitat coopératif peut prendre des formes variées. À L’Isle-Jourdain, une dizaine de familles vient d’acquérir un château. Découverte avec Oxytanie.
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Publié le 2 janvier 2020 à 11:23 – Mis à jour le 2 janvier 2020 à 15:13
Oxytanie
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Le château de Panat, dans le Gers, a été racheté par une coopérative d’habitant. Dedans vivent au total quatorze familles. Un reportage à découvrir dans le magazine Oxytanie.
Une imposante bâtisse de 1 500 m2, plus d’une soixantaine de pièces, une tour carrée, un donjon, des tourelles, des gargouilles, un grand escalier en bois derrière lequel se trouve la coursive… « C’est là que passaient les domestiques », précise Armelle en faisant la visite. Tout y est. « Ça part un peu dans tous les sens, sourit-elle. Il y a des parties médiévales, d’autres Renaissance… C’est au goût du XIXe siècle ! » Le marquis et la marquise de Panat, qui ont fait bâtir ce château en plein cœur de L’Isle-Jourdain, en 1880, y ont rassemblé des éléments rappelant leurs souvenirs de voyage, lui donnant une architecture assez délirante et au final, un charme unique.
Les derniers propriétaires, une famille de Floride, venaient seulement une fois par an et n’en occupaient qu’une infime partie. Cela ne va pas durer. S’ils ne sont que quelques-uns à s’être installés en septembre dernier, à terme une trentaine de personnes va vivre au château. Il va être totalement transformé en quatorze logements, du T1 au T5.
Moment convivial sur la magnifique terrasse. En attendant que les logements soient prêts, il n’y a qu’une seule cuisine au château. Une colocation qui doit durer encore une petite année. Photo Julien Rougny/Oxytanie
Un dédale de couloirs et de portes dérobées
Avec Alain, son compagnon, Armelle s’est installée provisoirement dans une chambre lumineuse au premier étage, dans l’aile droite. On y parvient par un dédale de couloirs et des portes dérobées. À force d’arpenter les lieux pour relever les plans des futurs appartements, elle en connaît les moindres recoins. « On en fait des kilomètres ! » Pour l’instant, les habitants partagent une cuisine commune. « On est en mode chantier, c’est un peu la colocation. Mais ensuite, tout le monde sera autonome. Chacun chez soi. »
Dans quelques mois ils l’espèrent, Armelle et Alain devraient s’installer dans leur appartement, au rez-de-chaussée, dans l’aile opposée. Il faudra encore compter une année pour les finitions. Les deux plus grandes salles, la salle à manger et la bibliothèque, seront conservées pour en faire des espaces communs, en plus de l’atelier, de la laverie, des chambres d’amis et d’un espace associatif ouvert sur l’extérieur.
Pour l’instant, c’est dans la bibliothèque que les nouveaux habitants aiment se retrouver. Si les lustres éclatants et une partie du mobilier ancien ont été vendus, la pièce a gardé tout son cachet avec ses étagères qui montent jusqu’au plafond, ses boiseries sombres, son large vitrail et ses multiples entrées. Quand ils ne glissent pas sur les larges planchers des salles de réception, les deux premiers enfants qui habitent au château, Milena et Corto, aiment aussi jouer sur ses épais tapis un peu désuets. « Quand on vivait à Paris, on ne connaissait jamais nos voisins, confie leur maman, Marie. Ici on veut retrouver l’ambiance village tout en restant autonome. C’est un peu comme un immeuble vivant, avec des gens qui se parlent et des parties communes un peu plus importantes. » La petite famille s’est installée provisoirement dans un logement au rez-de-chaussée, avec accès direct à la cour, où vient d’être installé un poulailler.
La bibliothèque est la plus grande pièce du château, impressionnante et chaleureuse avec ses boiseries et ses vitraux qui laissent peu filtrer la lumière. Comme la salle de réunion attenante où les habitants se réunissent pour des réunions de travail ou des moments festifs, elle va rester en l’état. Photo Julien Rougny / Oxytanie
« Quand on vivait à Paris, on ne connaissait jamais nos voisins. Ici on veut retrouver l’ambiance village tout en restant autonomes. C’est un peu comme un immeuble vivant, avec des gens qui se parlent et des parties communes un peu plus importantes. »
Si les coopératives d’habitants sont encore peu nombreuses en France (huit en fonctionnement, une soixantaine en travaux ou en projet), Alter Habitat Lislois est sûrement la seule à s’être installée dans un château. Il faut dire qu’on est loin du projet initial d’auto-construction en terre-paille imaginé par l’association depuis 2011 ! « La municipalité nous a proposé un terrain à l’extérieur de la ville mais ça traînait, rien n’avançait, explique Marie. L’attente était dure, ça a fragilisé le groupe, certains sont partis, d’autres sont arrivés. On a réfléchi à des plans B, individuels et collectifs, mais on se voyait difficilement aller ailleurs, on ne voulait pas partir de L’Isle-Jourdain. Et puis en janvier dernier, on a appris que le château de Panat était à vendre. On ne s’était jamais projetés ici mais c’était un bien hyper rare, qui correspondait à ce qu’on recherchait. Trois jours après, on faisait une offre d’achat au prix sans même l’avoir visité. » En mai, ils signaient le compromis de vente ; et en septembre, les premiers habitants s’installaient.
Ils paient un loyer selon leur revenu
Outre sa localisation, le château a plusieurs avantages : toute une partie est déjà habitable et surtout, le bâtiment n’est pas classé. Les anciens propriétaires avaient même refait les toitures. Quand on connaît la valeur du bien, cela représente une sacrée économie. Coût total du projet : 1,5 million d’euros, soit 1 million pour le bâtiment et 500 000 euros de travaux. Pour porter le futur emprunt, les travaux et l’exploitation du château, les habitants ont créé une société coopérative, chacun participant selon ses moyens par l’achat de parts sociales. Mais avec plusieurs centaines de milliers d’euros ainsi réunis, ils ne s’attendaient pas à rencontrer une telle frilosité chez les banques. « On les a toutes vues ! Il suffisait de dire le mot château ou le mot coopérative, et c’était un non catégorique. Il a fallu un nouvel apport extérieur pour débloquer la situation, explique Marie. On n’a pu compter que sur nous, on n’a eu droit à aucune aide*. L’habitat participatif est encore assez récent et ne rentre dans aucune case. Alors qu’au final on remplit pleins de critères : on fait de la réhabilitation, du logement social, on redensifie le centre-ville… » Par ailleurs, le modèle de coopérative d’habitants empêche toute spéculation immobilière à la revente. Autre particularité du projet : « Nous sommes sûrement la seule coopérative locative de France, ajoute Armelle. Nous ne sommes pas propriétaires de notre logement mais on a un droit d’usage et on paie un loyer, fixé en fonction du revenu et de la composition du foyer, comme dans le logement social. Ça signifie par exemple que quand les enfants sont grands, on peut déménager pour un appartement plus petit. »
Au pied de la tour carrée, la verrière va rester en l’état. « On devrait simplement y mettre un fauteuil et quelques plantes cet hiver », confie Armelle, qui aime venir là se ressourcer et chanter, comme d’autres membres du groupe, car l’acoustique y est exceptionnelle. Photo Julien Rougny/Oxytanie
« On a fait au plus pratique. On est partis des salles de bains et toilettes – il y en a une dizaine – puis on a imaginé les logements entre les gros murs. Certains T2 font 50 m2, d’autres 70 m2. L’objectif, c’est de s’adapter le plus possible à l’existant pour limiter les travaux. Ça donne des logements très différents, mais chacun avec ses avantages et ses inconvénients. »
Les habitants ont également réservé un des futurs appartements pour une association d’insertion par le logement. « On ne s’est pas connus parce qu’on était des amis mais par des valeurs communes, continue la jeune retraitée. La solidarité est au cœur du projet. Pour nous, il est important que tout le monde trouve sa place, quelles que soient ses capacités financières. »
S’adapter à l’existant
Mais comment aménager des logements dans un château du XIXe siècle ? « On a fait au plus pratique. On est partis des salles de bains et toilettes – il y en a une dizaine – puis on a imaginé les logements entre les gros murs. Certains T2 font 50 m2, d’autres 70 m2. L’objectif, c’est de s’adapter le plus possible à l’existant pour limiter les travaux. Ça donne des logements très différents, mais chacun avec ses avantages et ses inconvénients. Tout le monde a choisi celui qui lui convenait en bonne intelligence. »
Si le bâtiment existant en brique et en bois est globalement en bon état, les travaux sont conséquents : il faut également isoler les toitures, installer une chaudière performante dans une nouvelle chaufferie au pied de la tour, remplacer une partie des fenêtres, etc. Avec un maître-mot : sobriété économique et énergétique. Des filières locales et des matériaux écologiques (bois, fibres végétales, enduits en terre), et pour limiter les coûts, de l’auto-rénovation : les habitants assurent la plus grosse partie des travaux eux-mêmes.
Toutes les décisions importantes sont prises en commun, dans différentes commissions. « Moi qui suis une des plus âgées, ça me permet de rester jeune ! », confie Christine, qui aime vivre dans cette « ruche ». « Au départ, j’étais réticente. En plus, il y a château et château… Et celui-là est un vrai château ! Mais j’ai accepté pour le groupe. Et au final je ne le regrette pas, je commence même à me sentir à la maison. » Pareil pour Michel et Marie-France, qui viennent de Pau. Ils ont été les premiers à dormir ici, non sans appréhension. « On s’est dit, est-ce qu’on va être à l’aise ? Est-ce qu’on ne va pas avoir froid ? En fait, c’est très agréable de vivre ici, c’est très chaleureux », glisse Marie-France en s’attelant à la préparation du repas dans la cuisine commune. L’habitat participatif, « si ça n’est pas bâti sur du solide, ça ne marche pas », fait remarquer son époux.
Loin d’être les utopistes que les personnes de l’extérieur s’imaginent parfois, les nouveaux châtelains ne ménagent pas leurs efforts pour inventer de nouvelles façons de vivre ensemble. « C’est un peu comme quand on marche en montagne, note Marie-France. On croit arriver au sommet mais quand on s’approche on se rend compte qu’il est encore loin derrière et qu’avant de l’atteindre il va encore falloir grimper une nouvelle colline. »
* Précisons que l’association a reçu le soutien de la Fondation de France et, grâce à la plateforme Les Petites Pierres, va pouvoir financer un élévateur qui permettra de rendre les parties communes accessibles aux personnes à mobilité réduite.
Entre un pique-nique d’îlot, une plénière triage, un repas partagé et un atelier cooptation, pendant que nos chers voisins transbahutaient les encombrants du grand rangement du local vélo, les caméras étaient là. Heureusement, pas de commandes groupées ou AMAPs à gérer ce jour-là !
Mais le collectif gère. Le groupe s’auto-anime, et les volontaires, Tess, Stéphane, Marion se prêtent au jeu de la mise en scène, de la simplification. Chapeau-bas à Christelle Meral la journaliste et à Guillaume Marque JRI (Journaliste Reporter d’Image) pour avoir su synthétiser en moins de 5 minutes notre projet et le porter au Grand public.
Seul regret, les rushs sont propriétés de France 2. Ils finiront supprimés et dans notre esprit coopératif, on aurait bien partagé avec vous nos réflexions sur l’écologie, l’importance de lutter contre la spéculation immobilière, l’étalement urbain, l’indispensable soutien des collectivités à cet œuvre d’intérêt général et de plaisir de vivre ensemble dans nos quartiers, sur nos paliers.
l’essentiel7 des 11 projets en lice pour le prix public Occitanie d’architecture 2019 qui sera remis le 18 octobre à la Cour Baragnon à Toulouse sont des réalisations du département.
Dans les coopératives d’habitant.e.s on aime bien faire la fête…. Et beaucoup de choses y sont prétexte.
Nous n’avons donc pas eu peur de relever le challenge ce week-end du 20 au 22 septembre pour fêter les 5 ans du dépôt des statuts de notre coopérative.
Sanseverino nous a régalé de deux concerts privés le vendredi et le dimanche. Il nous a chanté le répertoire de François Béranger, chansons écrites dans les années 60-70 et tellement d’actualités ! Avec humour et des sons de guitare il a emporté les privilégiés qui assistaient au concert.
D’autant plus que la première partie assurée par la chanteuse Fanny Roz, à la Harpe, nous avait déjà emportés avec ses textes et mélodies, tantôt légers, tantôt plus grave et parfois très drôles.
Dessin de Christophe Amans
Concert Privé Fanny Roz et sa harpe
Merci aussi à Christophe Amans pour ces chouettes dessins et à toutes celles et ceux qui nous ont gâtés de leur présence !
Concert privé de Sanseverino à Abricoop – Dessins de Christophe Amans
Concert Privé Fanny Roz et sa harpe
Concert privé de Sanseverino pour les 5 ans d’Abricoop
Concert privé de Sanseverino pour les 5 ans d’Abricoop
Hier jeudi, à 15h, après une petite sieste de « pré-retraités », nous décidons Patrick et moi d’aller faire nos démarches administratives. Mais il faut tirer sur papier certains documents et nous n’avons pas d’imprimante. Nous nous résignons à aller jusqu’au centre ville pour tout imprimer. En descendant nous apportons au rez de chaussée les cagettes et la balance qui vont servir à l’AMAP de ce soir .
Nous rencontrons François qui arrive d’une séance de sport. Il nous aide à sortir les cagettes de l’ascenseur.
« -Tu n’aurais pas une imprimante par hasard ? – si, si. -Tu pourrais nous tirer quelques feuilles ? -Bien sûr ! »
C’est la providence !
François suggère que nous nous retrouvions ce soir pour manger avec tous les abricoopains présents, sur la terrasse. Depuis lundi ça devient un rituel ! Plaisir de se retrouver pour manger ensemble. Ça a commencé avec les légumes du jardin de Chantal, à partager. Le lendemain il restait encore des légumes… Nouvelle occasion de manger ensemble et de continuer la discussion passionnante sur le contre sommet du G7 auquel Cécile a participé. Mercredi c’était pour fêter le retour de vacances de Stéphane et Elodie et de leur trois loupiaux. Ce soir il n’y a aucun prétexte. C’est devenu un rituel. Ce ne sont pas toujours les mêmes qui viennent mais il y a les « afficionados » dont nous faisons partie et c’est toujours très sympa.
Nous revenons vers 17h. Petit thé. Puis téléphone de Véro :
« -Vous êtes disponibles pour m’aider à l’AMAP ? -Oui bien sûr. -Vous pouvez appeler Elodie en descendant ? -OK. »
Et c’est parti ! Elodie habite au second, nous au quatrième.
Et nous voilà affairés à transporter et à trier les légumes dans les cagettes, avec les habitants des 4 vents. On joue à la marchande… Des petits enfants viennent picorer quelques tomates cerises et s’enfuient comme des moineaux quand nous leur demandons d’attendre qu’ils soient pesés.
Chloé et Ludo rentrent Dimanche. Je dépose chez eux leurs légumes et partage les fromages de l’AMAP (Nous avons 1/2 paquet chacun).
Patrick part chez Geneviève lui apporter sa moitié de panier. Pendant ce temps je monte quelques caisses et envoi un texto à tous :
« Repas partagé sur le toit terrasse ce soir à 19h 30 ».
Sylvain a des problèmes avec ses plaques de four qui ne fonctionnent plus. Il vient voir comment ça se passe chez nous au niveau du compteur électrique. Est-ce un problème de fusible ?
Je descends rejoindre Patrick chez Geneviève. Je frappe, je sonne. Personne ! Mais sur la coursive il y a deux des trois loupiaux de Steph et Elodie qui sont là, assis sur un banc de jardin. On entame la discut.
« -Tu sais ce que je sais faire ? -non. -Regarde ! »
Et il se soulève sur ses bras, jambes en équerre, les mains en appui sur le banc.
« -Ouahhhhhhhh ! » dis-je admirative.
« Papa il est parti et il va revenir avec une grosse voiture de sport décapotable rouge et orange ! ». J’ai un doute : Steph. et Elo. sont des adeptes du vélo par tous les temps.
Je retrouve Patrick au troisième sur la coursive en grande discussion avec Geneviève et Jean, notre doyen. Il parlent d’une possible réunion. Thème : la mort. On va se réunir Samedi de 9h à 11h pour la préparer.
Nous remontons préparer le repas partagé.
Patrick fait la cuisine et me demande de descendre la poubelle de déchets de légumes au compost partagé avec les 4 vents. J’en profite pour réserver une chambre d’amis pour mercredi, dans le hall d’entrée. J’appelle l’ascenseur. Guillaume en sort. Il va accrocher dans l’entrée un « flyer » de l’archipel citoyen (regroupement de citoyens pour les prochaines municipales toulousaines).
Véro. m’appelle :
« – Vous avez du pain et un tire-bouchon ? – Oui, on les amène.»
On est déjà en retard.
Nous montons, retrouvons Cécile, François, Guillaume, Geneviève, Véro. Nous goûtons les plats les uns des autres. Délicieux. Tess arrive un peu plus tard. Nous la félicitons pour son jardin. En un an, elle a fait de quelques mètres de terre polluée, un petit paradis luxuriant. Elle nous apporte des amandes et noisettes grillées avec un enrobage de caramel, tout ça fait maison. Nous prévoyons de faire avec elle un atelier « confiserie » pour apprendre à faire ces délices.
Nous parlons de la june ou G1, système monétaire nouveau assez développé dans la région, qui permet d’avoir un revenu universel et de sortir de la monnaie dette qu’est l’euro. Il n’est pas relié à l’euro comme le sont les monnaies locales. On pourrait s’en servir aussi entre nous dans nos échanges de service. Trois abricoopains semblent intéressés. La seule limite : c’est une monnaie numérique. Guillaume nous parle d’un autre système qui ne passe pas par le numérique : le « JEU ». Une de ses copines en est l’instigatrice ; Elle doit venir la semaine prochaine. Il va lui proposer d’organiser un temps d’échange avec nous et les 4 vents.
Il est 22h. Tout le monde est un peu fatigué. Nous nous quittons heureux de ces échanges.
Réalisé par : Sam CaroDiffusion : 23 juillet / France 5 / 52′
Comme le prouvent chaque jour de nombreux Français qui travaillent, habitent et consomment autrement, un autre monde est possible.
Mascobado et Abricoop y sont à l’honneur !
Ces diverses initiatives dessinent une France pleine d’allant, rayonnante et optimiste. Antoine Leiris, auteur de Vous n’aurez pas haine et du documentaire éponyme diffusé en 2016, présente des initiatives locales exemplaires qui vont dans le sens du bien commun et de l’intérêt collectif.
Il part à la rencontre de personnes qui ont décidé d’habiter autrement dans différentes villes de France. Ils ont choisi de construire ensemble (habitat communautaire, coopératives…), opté pour la vie dans une yourte ou ont bati leur propre maison. LEs chemins pour « habiter autrement » sont parfois longs et difficiles mais ces expériences humaines sont toujours riches et pleines d’espoir.
Voir la vidéo en ligne : https://vimeo.com/267553447/9ec80e535d
Ce week-end de pentecôte 2019, l’immeuble d’Abricoop s’était quasiment vidé de ces habitant.e.s.
La première année, d’emménagement, de découverte du collectif au quotidien avait été dense. Le groupe avait besoin de se retrouver hors les murs, comme il le faisait du temps où le vivre ensemble n’était qu’un projet.
« Quelle idée, vous habitez déjà ensemble ! » soulignait de manière dubitative la fille d’un des couples d’habitants. « Mais c’est le propre principe des grandes familles, c’est toujours sympa de se retrouver en dehors du cadre quotidien ».
Deux couples ne se sont pas joints à nous. C’est que tant pour Chloé que pour Sofie l’accouchement était imminent.
Nous voilà donc partis, serrés dans un minibus et deux voitures (dont une Citiz), prenant sous notre ailes petits enfants et enfants de Chloé et Ludo. Balades, repas partagés (on gère !) et visites des bisons rythment le week-end. A notre retour c’est l’effervescence. Enfants comme adultes sont excités comme des puces.
Sofie est déjà à la maternité et Chloé est sur le départ. C’est finalement mardi dans l’après-midi que nous recevons à trois heures d’intervalles les excellentes nouvelles. Tout le monde va bien et Abricoop accueille deux petits garçons !
Nés le même jour, un an après le début de cette belle aventure humaine, E & B font désormais partis des 10 enfants et nombreux petits enfants d’Abricoop. Cela promet de mémorables fêtes d’anniversaires !